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Valentina Ricardi

IBIZA

Valentine Riccardi vie avec l'une des dernières communautés hippies d’Ibiza, loin des nombreux clubbers et multimillionnaires qui y affluent chaque année.

« Dans les années 1960 et 1970, Ibiza était un des lieux ou le mode de vie hippie était élevé au rang d’idéal – une sorte de San Francisco européen, où nombre de gens vivaient librement avec très peu de ressources.
Cela fait désormais onze ans que j’y réside. J’ai commencé par vivre à la plage, sur un hamac, avant de rencontrer un groupe de gens qui m’ont proposé de vivre dans l’ancienne maison d’un Lord anglais. Elle était abandonnée depuis une quinzaine d’années, et ils sont parvenus à conclure une sorte de marché avec lui – ils ont obtenu le droit d’y vivre, à condition que sa maison ne finisse pas complètement en ruines. C’est comme ça que j’ai découvert un tout nouveau style de vie, très éloigné de la Belgique où j’ai grandi, de l’Espgne de l’Italie ou j’ai vécu et de New-York ou j’ai étudié.
Ce qui nous définit en tant que communauté, c’est le fait que nous cherchons tous à vivre de manière autosuffisante. La plupart d’entre nous se débrouillent sans eau ni électricité. Je n’avais pas prémédité de sujet sur ces personnes, que je considère aujourd’hui comme ma famille – mais je me promenais constamment avec mon appareil, et ma série « Tales of an Island » a pris forme à mesure que j’accumulais des clichés de leur quotidien»

Le travail de Valentina a été présenté au Magasin de jouets
durant l'été 2017 et présenté lors du festival PHOTOLUX, Luccas, Italie, en Nov. 2017 dans l'atelier de Massimo Vitali.


* * *

Most of my work takes place in Ibiza, Spain, where I decided to live a few years ago to merge and integrate myself to a kind of community and discover a way of living that was far from what I knew, having grown in a big city, but very close to what I have always aspired to. I didn’t realise that this inspiration would eventually become a huge part of my photographic practice, a photographic story. I started to photograph the people I lived with, to document a life there.

This became an intimate and personal project.

Ibiza is an island in the Mediterranean Sea where the local people and the hippies merged at the end of the 60’s.

At that time, Ibiza became one of the popular places to live “freedom”.

What intrigued me is the fact that in the midst of all the corruption (drug dealing, partying and real estate deal), you can still find people who want to live outside society, and self-sufficient, living their lives in an humble way and pursuing other values rather than materialism, emphasising the value like sense of community and harmony with nature and themselves.

I would like to centre this project on different spaces with their stories and the people living in them.

The people generally live in community. Several houses on the island are inhabited by squatters who pay no rent. And if most of the time they are allowed to live there, they don’t have the security you get if the house was private.

Most of those houses (sometimes hotels) are ruins that are renovated and inhabited quite normally.

I would like to show how those places are transformed and take cared for, show the way the space is used, the way they live in their community, ecologically and very creatively.