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GoldPaulGold

MAIS QUI EST GOLDPAULGOLD ?
Qui est cet enfant Roi qui prend au pied de la lettre le nom du Magasin de Jouets ?
L’espace d’exposition, sous ses impulsions, devient terrain de jeu pour crash test grandeur nature. Il joue avec les accidents de la vie pour nous replonger dans une impossible enfance, pour nous obliger à rester éveillés aux moindres détails des histoires qu’il nous raconte.
Les oeuvres spécialement conçues pour cette exposition : «GoldMobile», «Crash I,II &
III», «Discothèque», «FaceToFace», «le Souffle» et «le baiser», brouillent les échelles, siphonnent
les symboles, retournent la couche cutanée de nos certitudes. C’est une exposition en forme de
parcours, un parcours de désaprentissage et de détournement des objets avec lesquels il est
pourtant interdit de jouer: la mort, l’accident, les bombes... Proche du mouvement Dada, il nous propose une catharsis de l’époque sous forme d’une séduisante folie poétique, une sortie de route pour emprunter les chemins de traverse.

Bio : En 1999, GoldPaulGold intègre l’Ecole Nationale de la Photographie d’Arles dont il ressort très vite. Sa pratique plasticienne l’amène dès la fin des années 90 à s’immiscer entre la fiction et la réalité, à perturber l’indice documentaire de l’image photographique et du film. Le début de son
parcours est ponctué d’histoires inventées à partir de faits réels, soit pour un détail : Etienne D, soit pour une cause : Goran, l’Adolf serbe. Depuis 2001, il crée des univers, des installations ou encore des atmosphères, pour nicher
le spectateur entre le réel et sa couche imaginaire. Il abandonne la fiction pour une réalité re-dessinée,
ré-appropriée. Il se love dans sa réalité à laquelle il nous invite. Ses installations sont des catharsis de notre époque, posologie à administrer au plus grand nombre. Ses installations sont agressives, leur violence peine à se faire domestiquer. Il crée un monde de mémoire, « un
parc des traumas» : Traumaland. Le but, montrer des choses que l’on a peur de voir, d’aller toucher. Il nous emmène là où on ne veut pas aller, mettant le spectateur face à son époque. Il nous pousse à avoir un regard responsable. Conscient de ce que l’on peut-être, avec une poésie ciselée et au final bienveillante.